Frédéric, Ludwig et le troubadour 7

Frédéric, Ludwig et le troubadour –
Françoise Bachmann Levy ©2021

Chapitre 7 avec liens vers les pièces musicales indiquées

CHAPITRE 7

Au haut du delta du Mississippi, blottie entre le lac Pontchartrain au nord, le lac Salvador au sud et le lac Borgne à l’est, La Nouvelle-Orléans enchantait mes yeux. La lagune dansait calmement, ouverte sur le golfe du Mexique, cette autre mer que j’aime tout particulièrement. Quel régal !

Dans le cadre des relations culturelles franco-américaines, une semaine musicale se déroulait à La Nouvelle-Orléans, sur le thème : Le Jazz, communication et création collective. J’avais finalement réussi à convaincre mon directeur qu’il serait opportun de créer de nouveaux événements tels des stages de jazz de haut niveau. Dans cette optique, j’étais chargée de me mettre en relation avec Henry, le directeur de Kind of Blue l’une des écoles de jazz de la ville, et avec différents musiciens intervenants, prenant part à la manifestation.

Pour moi qui voulais me reposer des harmonies et des orchestres occidentaux, ce voyage tombait à point. L’hiver de Lyon était long et maussade. Otello m’avait fait pleurer certes, mais aujourd’hui j’avais envie de rire. L’hiver à La Nouvelle-Orléans n’avait rien à voir avec celui que je venais de quitter. La patrie du vieux jazz fondé sur l’improvisation était en pleine fête. Les chars magnifiquement fleuris, ces musiques émanant des quatre coins de rues du Vieux Carré, les états de joie, ces maisons emplies de gens qui chantent marquaient le carnaval annuel. Il y avait dans ces musiques quelque chose de profondément vrai, de la spontanéité, une omniprésence. Nous chantions avec nos trompettes, nos saxophones, nos caisses en bois ou en métal, nos baguettes improvisées, nos voix. Des rires, des mots, des cris. Nous étions noirs, hispaniques, créoles, blancs et cajuns, rappel de cette collision historique et culturelle. Nous parlions un même langage, au rythme de la vie, entre transe et raison. Nous étions les acteurs du jour de la plus impressionnante découverte musicale de ce siècle : le jazz.

Il ne pouvait y avoir meilleure entrée en matière pour le rendez-vous de 17 heures qui marquait le début de cette semaine musicale. C’est au Quartier Français ou Vieux Carré et plus précisément à l’Old Mint Museum qu’Henry avait convié les participants, une trentaine à en juger la liste de la page deux du programme, dont une dizaine d’intervenants. Ainsi, guidée par Paul qui m’attendait à mon arrivée à l’aéroport et qui prenait grand soin du transfert de mes bagages vers l’hôtel où je séjournais, je découvrais les maisons colorées, les balcons en fer forgé, quelques patios inattendus dont Paul avait le secret, la place d’Armes, le Cabildo et la plus ancienne cathédrale des États-Unis, Saint-Louis.

– Voilà, nous y sommes, c’est l’Old Mint Museum qui fût autrefois l’Hôtel de la Monnaie. Tu y verras deux expos sympas, l’une sur mardi gras, l’autre sur le jazz, me dit Paul.

Une poignée de mains assez molle me fît rencontrer Henry, homme de taille moyenne, à forte corpulence, au visage jovial ponctué d’une paire d’yeux gris étonnants qui adoucissaient les rondeurs déséquilibrées de son corps. Ses mains étaient petites et grassouillettes et chose curieuse, sa voix était plutôt aiguë et en complète discordance avec son ampleur physique.

Première impression. Les premières impressions ont souvent compté dans mes relations futures, quelles qu’elles soient. Elles se sont affinées avec le temps, avec l’apprentissage. On apprend à observer, à comprendre les autres, à voir en eux. Mais, bien entendu, je faisais des erreurs. C’est un travail de longue haleine, bien plus difficile que celui qui consiste à explorer toutes les ressources de la musique. Cette dernière m’a cependant aidé à percevoir des choses chez les humains. Elle développe en vous ce sens supplémentaire qui non seulement aide à voir en vous-même ce que vous n’auriez pas pu voir sans elle, mais est capable d’installer des déclencheurs qui guident en partie les relations avec autrui. Lorsque l’oreille est développée, elle entend les bonnes et les mauvaises interprétations, même celles qui sont maquillées, elle correspond déjà à un résultat tangible. Lorsque l’ensemble de la pièce musicale que vous jouez est une combinaison écoute, lecture, toucher et anticipation, vous ressentez distinctement ce sens supplémentaire comme une grande habileté. La musique est généreuse car elle vous permet aussi de passer outre toutes les formules écrites, les règles et les contextes historiques. Elle vous laisse libre de la prendre comme vous en avez envie, au moment et à l’endroit que vous choisirez. Je n’ai jamais rencontré cette liberté auprès d’un humain. Mais tout est possible à partir du lendemain.

Avec les humains, les choses sont plus compliquées. Il faut souvent faire face à d’interminables perfidies, des besognes tantôt inutiles, tantôt encourageantes. Il faut rester prudent et vigilant dans ses affaires, même si on rencontre des humains hors du commun qui ne jouent pas avec vous. Quand les rêves sont brisés, quand on vous apprend la vertu avec une ferveur déguisée, il est temps de se fortifier, de trouver une puissance d’esprit qui vous protège. Le jour où vous rencontrez une personne à l’âme magnifique, tous les imbéciles heureux qui passent leur temps à posséder ne comptent plus pour vous et auront beaucoup de mal à vous atteindre.

Oui, Mesdames et Messieurs, après des années d’apprentissage, des leçons voulues ou forcées, après des voyages intéressants aux pays des humains, je comprends mieux, je ressens beaucoup mieux. Et tout au haut de la pyramide de mes rencontres, il y a des personnes que j’aime profondément qui parviennent à faire capituler tous ceux qui jouent les enchanteurs animés par des possessions crapuleuses, s’accrochant à vos faiblesses comme des cancrelats patibulaires, errant dans les couloirs du pouvoir et des corporatismes. À force de bien voir, on les reconnaît plus aisément. Les comportements, les intonations de voix, les regards et même, j’ose le dire, certains facteurs physiques qui n’ont rien à voir avec la beauté ou la laideur mais bien plus avec votre instinct, ne trompent pas. Aujourd’hui je vois Henry pour la première fois et comme pour chacune de mes premières rencontres, j’observe d’abord les yeux et leur regard, les mains et leur vie, j’écoute la voix et la respiration. Et cela laisse présager un Henry vers le bas de ma pyramide. Ce n’était pas bien grave et j’alignais mes comportements, durant cette semaine, au maintien d’une certaine rigueur entre lui et moi qui éviterait tout problème. Il est utile de préciser ici, car je n’y reviendrai pas, que sur le plan professionnel, aucun engagement ne sera pris avec Henry qui avait certes un sens des affaires prononcé mais qui maquillait son goût pour le bénéfice et le succès par le subterfuge de sa passion pour le jazz qui semblait pour le moins virtuelle, à en juger ses explications hasardeuses. N’en parlons plus.

Un des moments les plus fabuleux de ma vie arriva, l’un de ceux où il se passe quelque chose d’extraordinaire, lorsque cet ensemble composé de votre corps et de votre esprit connaît des intensités bouleversant les heures et les jours qui suivent, si ce n’est toute votre vie.

Aoki est totalement beau, c’est ce que j’ai vu et ressenti immédiatement. Ses yeux ont la couleur de l’ambre ou de l’or, tout dépend de l’orientation de la lumière. Ils ne sont pas très grands mais la puissance qu’ils dégagent est fascinante. Je me sens transpercée, je n’esquive pas. Frappée d’amaurose pendant quelques secondes, je reprends le contrôle et ma vue. Ses mains, un peu plus grandes que celles de Frédéric, sont dorées de soleil. Les formes particulières des doigts sont celles d’un pianiste, les ongles sainement dessinés sont relevés par la peau bronzée.

Sa voix oscille entre le baryton et la basse, elle marche Andante – allant -, Con spirito – avec esprit -, et Cantabile – chantant -, elle vit Legatissimo – le plus lié possible -, Nobile – noble et Con tenerezza – avec tendresse. Tous ces signes intérieurs de richesse humaine m’amenaient vers un bien-être indiscutable, diffusaient dans mes veines une encre de volupté, un élixir. Tout ce qui se vivait alentour – les gesticulations frénétiques d’Henry, les voix garnies de questions, de curiosités, les explications géographiques de Paul – se fondait dans un mélange incohérent pour finir en abstraction totale. Par la plus simple harmonie des choses de la vie, nous étions l’un à côté de l’autre, parlant de notre passion commune pour la musique. Aoki enseignait le piano et parcourait le monde, entre cours, master class et conférences. Mis à part sa grande beauté, il m’inspirait, je ne puis dire encore pourquoi, un grand sentiment de liberté. Que venait-il chercher à La Nouvelle-Orléans ?

– Mise à part ma participation à cette semaine musicale qui m’apportera peut-être de nouvelles visions de la musique, de son enseignement, et notamment de celui du jazz, je suis là pour me promener dans ce grand carrefour de cultures. J’avais envie de passer par ce haut lieu du blues, de suivre les pas de Louis Armstrong, de Jelly Roll Morton. Et toi ?

– Je travaille pour une société française qui organise des master class, des stages pédagogiques, des concerts et d’autres manifestations musicales. Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux intervenants originaux et de nouvelles pédagogies. Mon directeur a l’intention d’axer les prochains stages sur le thème du jazz et de l’improvisation. J’espère trouver ici les éléments qui nous permettront d’avancer rapidement.

Paul nous rassembla autour de l’entrée du musée. Une visite du Vieux Carré ou quartier français était prévue au programme avant le retour à l’hôtel. Nous marchions à travers ses habitations géométriques, en passant par Blacksmith Shop, l’une des plus anciennes maisons. La musique nous accompagnait partout, comme si elle s’intégrait aux situations présentes, à la vie de chacun. De temps à autre, la zydeco, le blues de quelques musiciens de rue et des mélodies lointaines se faufilaient entre les touristes.

Le soir approchait, les musiques cosmopolites couvraient les paysages de vapeurs enivrantes. La très belle cour intérieure du Pat O’Brien’s nous fît découvrir les plaisirs gustatifs d’un Hurrican savoureux, mélange bien dosé de rhum, de jus d’ananas et de jus d’orange.  Pour ceux qui aiment découvrir les cuisines typiques, le petit groupe de touristes que nous étions se délecta tout le temps du voyage de mets raffinés, combinaison de saveurs africaine, créole, espagnole et française – l’étouffé d’écrevisses – les cuisses d’ouaouaron, pour ceux que çà intéresse, l’ouaouaron est une grenouille géante d’Amérique du Nord – l’andouille cajun – l’alligator à la sauce piquante et la praline. Ne laissons pas de côté le root beer, cette boisson gazeuse aux extraits végétaux et la bière régionale, l’Abita amber.

Chacun termina à sa guise sa première soirée à la Nouvelle-Orléans. Les uns regagnèrent leurs chambres pour apaiser leur fatigue méritante. D’autres, en compagnie d’Henry, parlèrent du concert prévu le lendemain, qui promettait de l’émoi. Qui de nous aurait pu ne pas frémir à l’idée d’écouter Miles Davis, Erroll Garner et Bill Evans ?

Restaient ceux à qui la vie nocturne donnait des élans de vitalité, des envies de faire la fête. Ainsi, je me trouvai en compagnie de Bob, un contrebassiste aux cheveux mi-longs, raides et noirs et au visage buriné, de Jeanne qui chantait You won’t be satisfied until you break my heart, presque comme Ella et d’Aoki.

Aoki marchait d’un pas tranquille, les mains dans les poches. C’est drôle, je ressentais cette tranquillité comme de l’agilité, de la rapidité et de l’insaisissable, comme si dans chacune de ses empreintes arpentant le sol louisianais, je puisais une force sensitive.

La pénombre d’un bar à l’ambiance singulière due, peut-être, à l’esprit du pirate Jean Laffitte planant dans les airs ou à quelques ferments vaudou appelant le mythique libérateur au milieu de l’ivresse des esprits, traquait mon imagination. Le sourire d’Aoki, complice sans doute de mes regards révélateurs, dissipa rapidement les mystères du lieu. La nuit pédestre du quatuor que nous formions se termina par l’inévitable Bourbon street et l’Old Absinthe Bar. D’instinct, nos pas, sur, contre ou entre les temps, nos battements de mains et nos voix polyphoniques orchestrèrent nos corps. Certaines nuits valent la peine d’être vécues hors du sommeil.

La matinée du lendemain était consacrée à l’importance de la relation entre le traitement sonore, l’improvisation et le swing et leurs effets sur la communication. C’est Erroll, un pianiste, qui nous guidait. En prélude à toute explication, il avait posé ses grandes mains sur le clavier d’un superbe piano, entouré de ses compagnons, un contrebassiste et un batteur. Les premières notes de Mambo Carmel valaient déjà bien plus que toutes les paroles de ralliement qu’on aurait pu nous donner. L’échange présent entre l’artiste et l’audience était voulu enthousiaste. J’aurais aimé que Frédéric et Ludwig soient ici, car ils auraient aimé la souplesse du jeu de ce très grand pianiste. Son instinct, l’amenant au rythme musical et à une détente particulière, nous laissait tous dans l’air Erroll. Moonglow, When you’re smiling et quelques autres morceaux dont les titres m’échappent dévoilèrent ses possibilités d’improvisation, une rapidité des octaves à la main droite, qui aurait beaucoup intéressée Frédéric, qu’il s’amusait également à retarder légèrement par rapport aux accords de la main gauche, sans jamais éloigner le swing. Son expression et son corps entier se réjouissaient constamment, les grondements de sa voix en témoignaient. Tout ceci était l’élan du sentiment de l’artiste, une sortie des contraintes musicales grâce à un lien fort entre la pulsion fondamentale, le son dans sa plus grande expression et l’union homme-instrument. Je n’avais jamais ressenti avec autant de certitude, l’importance de cette fusion et le plaisir qu’elle m’apportait. La présence d’Aoki y contribuait sans aucun doute. Il montrait lui aussi des signes de bien-être. Les traits de nos visages et nos sourires associés dessinaient nos pensées.

Par les mots, Erroll présentait le jazz comme un moyen d’aller plus loin que l’écriture musicale. Il était parvenu à alimenter une capacité élevée. Ce qui me plaisait c’est le fait qu’il y soit parvenu sans passer par le chemin conventionnel ; les goinfres de l’instruction traditionnelle et conservatrice auraient pu le qualifier d’illettré musical.

– Je joue tous les sons que j’entends. Tu peux poser le jazz sur tout ce que tu peux écouter, si tu sais le vivre. Puis tu as le chorus, le rythme et les harmonies avec lesquelles tu crées ce balancement subtil sans jamais le briser. Et pourtant, sans jamais le briser, tu peux jouer entre des éléments instables et la continuité rythmique. Tu n’as pas besoin de crayonner sur ta partition des signes quelconques qui voudraient expliquer le swing. Tu peux jouer dix fois le même morceau, à chaque fois, en pensant les syncopes ou les chorus, tu changes le climat intérieur, et que tu sois en quatre temps, en trois ou en cinq, c’est à toi que revient la liberté d’en modifier l’expression. Tu dépasses les normes, tu peux faire ronronner, grincer, crier ton instrument, les glissandi et les vibratos ne sont par formalisés, c’est toi qui les inspires. Avec tout çà, tu peux respirer, te lamenter si tel est ton désir, séduire, raconter une histoire. Et rien ne saurait casser ces instants merveilleux.

L’après-midi ‘Bill et Miles’ était dans la continuité d’enseignements précieux qui rejoignaient mes convictions exprimées si souvent auprès des élèves et des musiciens, en particulier de Ludwig et Frédéric. Aoki partageait mes opinions, ce qui me rapprochait encore de lui, minute après minute, tel un filtre naturel et incontournable. Mais l’aurais-je voulu autrement ?

À travers des audaces tant dans l’harmonie que dans le rythme, à travers une humilité, des mots simples, Bill nous disait que pour lui, la musique enrichissait l’âme, qu’elle nous amenait à chercher et à capter des messages intérieurs. Ces messages pouvaient être transférés aux autres, ils pouvaient aboutir également à créer chez l’auditeur un capteur lui permettant de réagir sans pour autant avoir à comprendre l’écriture musicale ou les conventions harmoniques. En somme c’était un mécanisme de l’esprit aboutissant au langage universel. Dans les délicatesses de l’expression de Bill, aux couleurs claires et lumineuses, grâce à un droit égal à la parole entre le piano, la contrebasse et la batterie, à des accents sortant complètement de l’habitude, à des parcours ouvrant les frontières du tempo, nous fermions les yeux, pour mieux les voir et nous voir, mieux toucher la beauté, mieux apprendre la vie.

Comme Bill, Miles jouait avec les silences, la trompette n’avait plus besoin du vibrato, les phrases sortaient de leur lit avec une décontraction euphorique. Pour Aoki et moi, c’était la liberté du temps, un art du temps, un monde flottant, la brume, l’air, les flots incessants de la mer, un vent qui passe.

C’est ainsi que passèrent les jours à La Nouvelle-Orléans. C’est ainsi que je passais mon temps avec Aoki, Jeanne et Bob. Côté musique, nous étions tous les quatre sur la même longueur d’ondes, aucun de nous n’aurait pu concevoir sa vie sans y intégrer pleinement toutes les racines intarissables musicales dont nous prenions la sève. Avec l’aube naissante, nous désertions la dernière journée de la manifestation présidée par un Henry commémorant la gloire et le talent de son école. Nous étions partis en tapinois vers la végétation luxuriante de la Louisiane, profitant d’une certaine douceur, entre les camélias et les bambous, posant nos corps sur le rivage de cette mer capricieuse qui semblait être la meneuse de jeu et qui avait pleins pouvoirs sur nos yeux envahis par les scintillements et les sonorités marines des flots. Nous chantions Summertime avec toutes les possibilités des jeux du chant à quatre voix. Ce mélange de modulations marines et humaines était un rubato délicieux dans lequel nous nous enveloppions.

Nous étions beaux, jeunes et vivants, prêts à saisir l’amitié qui montrait les signes distinctifs de son développement. Si cette amitié entamait la création de vases communicants entre nos quatre vies, il y avait dans ces breuvages relationnels des attirances physiques et mentales prononcées et visibles entre Jeanne et Bob d’une part, entre Aoki et moi d’autre part. Qu’allions-nous en faire, alors que nous étions à quelques heures de quatre départs pour quatre directions géographiques différentes ? Tout en profitant des moments présents, nous n’allions pas laisser aux soins du hasard la possibilité de nous retrouver. Par chance, par volonté et à l’unanimité, le mois d’août de cette année nous rassemblera autour d’un stage de jazz en France, mission pour laquelle, finalement, j’étais ici. Les compétences de Jeanne, Aoki et Bob étaient grandes et donnaient de convaincantes garanties de réussite.